Le devenir des cendres après la crémation

L’inhumation ou la dispersion des cendres après la crémation sont soumises à des règles juridiques très strictes, précisées par la loi du 19 décembre 2008.

Une pratique en progression constante

En 1975, seules 0, 4 % (soit 2300 des inhumations) des obsèques prenaient la forme d’une crémation. Les derniers chiffres de l’Insee date de 2013, et indiquent que 191 500 crémations ont été pratiquées, ce qui représente 33, 64 % des cas. Le problème de la réglementation relative à la dispersion des cendres se pose donc de façon plus pressante.

La loi du 19 décembre 2008 est venue apporter quelques précisions à ce sujet.

L’autorisation du maire

Le dépôt ou l’inhumation de l’urne (respectivement dans le columbarium d’un cimetière et à l’intérieur d’un caveau funéraire), comme la dispersion des cendres dans un cimetière ou « site cinéraire » (tel les « jardins du souvenir » spécialement conçus à cet effet), ne peuvent être effectués que sur autorisation du maire.

L’un comme l’autre impliquent le versement d’une taxe d’inhumation. Enfin, il est possible de sceller une urne sur un monument funéraire, également après autorisation. Les urnes en matériau fragile, comme le verre ou la porcelaine, ne sont pas admises.

La déclaration auprès du maire

Le dépôt ou l’inhumation de l’urne comme la dispersion des cendres dans une propriété privée, ou plus largement hors du cimetière, ne peuvent être effectués qu’après déclaration auprès du maire de la commune où ont lieu les obsèques. Dans toutes ces hypothèses, la volonté du défunt doit être clairement manifestée conformément au décret du 12 mars 2007.

Il est donc également nécessaire de procéder à cette déclaration lorsque les cendres sont conservées dans une urne au domicile d’un particulier ou inhumées dans une propriété privée. Cette même déclaration auprès du maire du lieu de dispersion est requise pour répandre les cendres en mer. À noter que la dispersion des cendres sur la voie publique ou dans un jardin public est interdite. Les fleuves et rivières sont assimilés à des voies publiques.

Les situations particulières

Lors de la perte d’un être cher, les membres de la famille ont souvent des idées très précises sur la destination des cendres du défunt. Ainsi, il est courant de souhaiter disperser les cendres en mer. Il est parfaitement possible d’y procéder par voie aérienne ou à bord d’un bateau.

Autre cas particulier : l’envoi des cendres à l’étranger

Dans cette hypothèse, l’autorisation de transport des cendres en dehors du territoire métropolitain ou d’un département d’outre-mer est délivrée par le préfet du département où a eu lieu la fermeture du cercueil.

Pour plus de précisions : https://www.lassurance-obseques.fr/guide-obseques/cremation-dispersion-cendres-funeraires/